Homme qui écrit en regardant l'heure
Conseils

Pourquoi suivre un atelier d’écriture ?

Un des conseils d’écriture les plus fréquents mais aussi (et pour une fois) les plus efficaces est d’écrire. Vous allez me dire, merci, si c’était pour me dire ça, c’était pas la peine. Vous le savez ou vous n’arrivez pas à écrire comme ça, même si vous en avez envie. Pour plein de raisons en plus, qui sont souvent des prétextes pour repousser l’effort. C’est là que les ateliers d’écriture interviennent.

C’est quoi exactement un atelier d’écriture ?

Vous connaissez sans doute les ateliers de cuisine, où un petit groupe se place autour d’un plan de travail immense et crée des plats individuels tous ensemble. C’est un peu pareil pour un atelier d’écriture.

Ce sont des groupes d’une dizaine d’aspirants auteurs, réunis face à un animateur issu du monde de l’écrit, où chacun produit des textes en temps limité.

Mais qu’est-ce qu’on y fait ?

Eh bien on écrit ! Oui, comme ça, sur demande. Vous vous dites sûrement, si je n’y arrive pas tout seul au chaud chez moi, pourquoi ça sortirait comme par magie au milieu d’autres gens que je ne connais même pas ? Parce que vous êtes stimulé par des contraintes !

Pendant toute la session se succéderont divers « exercices », plus ou moins longs, avec des objectifs propres à chacun d’entre eux. Il y aura les textes de mises en route, histoire de s’échauffer la plume en quelques minutes, puis des textes courts ou plus longs, des textes suivis et enrichis ou au contraire une suite de textes qui vivront indépendamment.

Tout dépend de l’animateur évidemment, mais aussi de sa capacité à s’adapter au groupe et à ses attentes. Après les temps d’écriture, on peut lire, ou non, ce que l’on a produit, et recevoir des avis, des conseils ou des critiques constructives. Même si la bienveillance est de mise, ce ne sont pas vos proches ! Donc ils auront déjà un regard bien plus objectif, et ça compte.

Mon expérience des ateliers d’écriture

Pendant mon parcours universitaire, j’ai eu la chance de suivre le master de création littéraire à Toulouse (université Jean Jaurès) à ses débuts. Et l’une des UE justement était d’apprendre à animer des ateliers d’écriture. Une manière un peu particulière finalement d’être introduit à cette « discipline », qui m’a incitée à en suivre et m’a permis de porter un regard critique sur mes expériences.

En 2016, j’ai candidaté pour l’atelier d’écriture de la Fondation Bouygues Telecom (Les Nouveaux Talents), animé par l’écrivain Bruno Tessarech. Pour être retenu, il fallait démontrer que l’on avait un projet d’écriture solide, proposer quelques écrits et j’ai été sélectionnée !

Nous nous sommes donc retrouvés en petit comité – une dizaine – pour deux jours, dans une villa à Chambéry. Et là, au fil des anecdotes de B. Tessarech sur les écrivains, les maisons d’édition, son propre parcours, nous avons mis en pratique des mécanismes propres à tout récit ; nous étions là pour recevoir des critiques, et elles étaient justes, nous ont permis de mieux maîtriser la langue, d’éviter certains écueils. Malheureusement, depuis 2016, cette superbe initiative n’a pas été renouvelée.

L’intensité de cet atelier, ramassé dans le temps, la singularité de son format à ne pas avoir à être tous assis autour d’une table, et la diversité des jaillissements de l’écriture m’en ont laissé plus qu’un bon souvenir, une véritable boîte à outils qui jamais ne rouille, à emporter toujours dans un coin de ma tête.

Alors très enthousiaste vis-à-vis des ateliers d’écriture, j’étais donc déterminée à en découvrir d’autres. Je me suis donc inscrite l’année d’après à un stage d’écriture auprès des Artisans de la fiction. L’objectif était de faire ressentir des émotions au lecteur.

J’ai pu constater que le stage était assez différent du concept d’atelier.

Je conseille ce format à ceux qui ont constaté des lacunes techniques dans leur écriture ou qui ont du mal à aboutir un gros projet d’écriture, comme un roman. Car, comme je l’ai vécu, j’avais l’impression d’être téléportée dans mes cours de master, armée de fiches conseils et d’extraits littéraires. Par ce type de stage, on n’essaie pas de redonner un coup de boost à sa créativité comme peuvent le faire les ateliers, on cherche vraiment à se perfectionner, à savoir, par exemple, mener naturellement un dialogue, décrire un personnage subtilement ou encore maîtriser les points de vue et focalisations.

Je récidive cette année avec cette fois la participation à des ateliers d’écriture tout au long de l’année, une fois par semaine. Là aussi, nous sommes une dizaine, à pratiquer divers formats d’écriture, aussi bien en termes de durée que de genres ou d’objectifs.

Je dois dire que je ne suis pas déçue parce que j’obtiens vraiment ce que je suis venue chercher : des impulsions d’écriture.

Grâce à la succession de textes que l’on a à produire, je me retrouve avec une quantité infinie d’idées de nouvelles, de romans, des poèmes, des petits bouts de rien voués à devenir des textes autonomes. Depuis, je ne connais plus l’angoisse de la page blanche !

Mon seul regret dans cet atelier est le manque de retours qui pourraient me faire progresser ; l’animateur n’est en effet pas un professionnel de l’écrit à l’origine, et même s’il l’est devenu, je n’arrive pas à reconnaître en lui un modèle ou du moins un exemple de ce vers quoi tendre.

Et vous, avez-vous déjà participé à ce type d’activité ? Comptez-vous le faire ?

3 réflexions au sujet de “Pourquoi suivre un atelier d’écriture ?”

  1. Bonjour. Un mix entre atelier d’écriture et écrire seul-e : l’atelier d’écriture sur Internet. Des passionné-es d’écriture proposent sur leurs blogs et les animent. C’est vrai que les contraintes ou sujets stimulent l’imagination- s’ils ne la bloquent pas totalement. Dans mon cas, je commence toujours par de petits écrits: des bêtises, ou la description ďune photo ou ďune activité, ou le portrait d’un personnage, ou le plan, le résumé de l’histoire à écrire si je la connais. En tout cas, je pars toujours de qqch de concret, bien réel que je « romanise. » Enfin, tout cela est accompagné par de la lecture, romans bien sûr, mais surtout des livres littéraires sur l’écriture ; mes préférés sont les scolaires. Écrire est le fin mot de l’histoire. Et si écrire ne suffit pas, je fais vivre en imagination, et même réellement les dialogues, les scènes transposables dans notre vraie vie. Boujoux à toi et bonne écriture.

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